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Mardi 16 décembre 2008 | Auteur: Frédéric Servoz

Madame le Ministre,

Fin janvier, vous allez présenter le projet de loi HPST (Hôpital, Patients, Santé et territoire). Pour expliquer à nos lecteurs, il prévoit l’interdiction d’offrir “gratuitement, à volonté des boissons alcooliques dans un but promotionnel” (article 24).

En apprenant cette idée, j’ai été très étonné car les conséquences d’une telle mesure seraient sans précédent.

Les vignerons ne sont pas responsables des morts sur les routes, ils ne forcent personne à consommer du vin. Ils ne font que proposer leurs produits et le seul moyen de faire apprécier la qualité de leur travail est de faire déguster. Surtout que cette loi touchera la dégustation dans les salons viticoles et gastronomiques mais également celle dans le domaine. Si cette loi passe, comment feront-ils pour vendre ?

Les consommateurs ne sont ni des victimes, ni des enfants. D’ailleurs, au salon des Vignerons Indépendants 2008 à Paris, de nombreuses personnes s’arrêtaient aux ethylo-tests avant de partir.

Si cette loi passe, je ne donne pas plus de 10 ans au secteur viticole Français avant de passer de vie à trépas.

Or, vous avez choisi le moyen le plus simple : interdire. Le vin est trop associé à l’ivresse alors que sa consommation peut également être le reflet d’une passion, de la convivialité. Il faut donc éduquer les consommateurs à justement mieux consommer et à passer le relais au delà de deux verres. Il existe pour cela de multiples manières d’éduquer à une consommation raisonnable, notamment lors de l’apprentissage de la conduite en auto-école ; je suis également partisan de coupler un ethylo-test au démarrage dans les voitures : en cas de dépassement du seuil d’alcoolémie autorisé, il faut laisser sa place à quelqu’un d’autre.

En espérant que cette loi se tournera davantage vers l’éducation que l’interdiction, veuillez agréer, Madame le Ministre, mes sentiments distingués,

Frédéric Servoz

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Mercredi 03 décembre 2008 | Auteur: Frédéric Servoz

Après le salon de Lyon, place à celui de Paris.

C’était la première fois que je le faisais, le salon est immense et il y avait déjà beaucoup de monde le vendredi matin.

J’ai tout d’abord effectué un premier tour, en me tournant vers des viticulteurs disponibles et surtout au feeling. Le début était assez particulier : il y avaient ceux qui discutaient en gardant leur bouteille dans un coin sans vous faire déguster (!), ceux qui présentaient une qualité moyenne et les viticulteurs qui faisaient du bon vin mais qui avaient peur de la vente sur internet.

Cette posture est d’ailleurs un sujet que l’on abordera souvent car cette irrationnalité continuera toujours à nous étonner. Il y a un bon contact entre le viticulteur et nous, nous proposons de référencer leurs vins sur Vignetage.com, un mode de distribution sans contrainte (pas de forfait pour apparaître dans la boutique, pas de transporteur imposé, un partenariat gagnant-gagnant) et certains sont tout de suite contre ! Je m’adresse aux viticulteurs sur leur réserve : en période de concurrence exacerbée et de difficultés futures, mettez de côté vos réticences. Vous ne perdrez pas votre âme avec internet, c’est simplement un nouvelle manière de vendre.

Côté bonnes surprises, j’ai retrouvé avec plaisir le Château Villerambert-Julien (Minervois, Languedoc-Roussillon). J’avais rencontré Mr et Mrs Julien dans un salon fin octobre à Paris et j’avais eu un coup de coeur pour leurs vins ; ils vont d’ailleurs prochainement apparaître sur Vignetage.com.

Le coup de coeur de ce salon ? Le Château d’Arlay, dans le Jura. Des vins d’une qualité exceptionnelle à des prix très intéressants, une pluie de médailles et de distinctions, bref, tout ce que Bruno et moi apprécions. Cerise sur le gâteau, les produits avaient une certaine originalité. Enfin, pour avoir dégusté leurs différents vins (rouge, blanc, jaune, de paille), il n’y avait aucune fausse note. Du bel ouvrage !

Autre satisfaction, le Château Macay en Côtes de Bourg. Un viticulteur sympa, partageant la même philosophie que nous et dont les vins présentaient un très bon rapport qualité-prix.

Difficile de parler de tous ceux que j’ai apprécié, il y en avait un certain nombre. Si la qualité dans le Languedoc-Roussillon s’est confirmée, si le Jura et l’Alsace ont exprimé leur potentiel, j’ai enfin trouvé des satisfactions dans le Bordelais. A suivre !