Les premières bouteilles ont été utilisées pour le service de la table ; les archéologues en ont retrouvé de différentes formes datant de l’époque gallo-romaine et des quatre premiers siècles de notre ère. Jusqu’au XVIIIème siècle, le vin était logé dans des tonneaux et des barriques puis consommé et vendu dans l’année. Le prix du vin était fixé au début puis diminuait progressivement jusqu’à être soldé lorsque le fond arrivait. Pourquoi cela ? Tout simplement parce qu’au contact de l’air, le vin s’oxydait pour devenir de moins en moins bon.
La bouteille a tout révolutionné
L’œnologie est véritablement née avec l’avènement de la bouteille comme récipient au XVIIIème siècle. Tout d’abord, le vin est privé d’air et ne s’oxyde plus. Ensuite, cette plus longue conservation permet le développement d’arômes qui s’interpénètrent et forment une synthèse complexe. Le vin s’éloigne alors du jus de raisin pour devenir une précieuse liqueur qui révèle des arômes divers et variés de cuir, tabac, fruits, réglisse etc.
La forme n’est pas non plus anodine
Au cours de l’histoire, chaque région a développé une forme de bouteille particulière en fonction du
vieillissement des différents vins. Par exemple, la “bordelaise” (à gauche) a adopté des épaules hautes et marquées pour améliorer le décantage car leur dépôt est abondant. A l’inverse, la “bourguigonne” (à droite) a des épaules tombantes car le dépôt est faible.
Avec le travail réalisé sur le packaging ces dernières années, la forme de la bouteille a aussi pris une importance esthétique.
La teinte des bouteilles
La teinte a une importance capitale car elle protège le vin de la lumière qui lui est néfaste. Actuellement verte ou jaune par exemple, elle n’a pas toujours eu ces codes là. En effet, du XVIIIème au début du XXème siècle, la teinte était très foncée, tirant même vers le noir car les matériaux utilisés pour la fabrication du verre étaient impurs avec également une forte concentration en oxyde de fer.
