Après le salon de Lyon, place à celui de Paris.
C’était la première fois que je le faisais, le salon est immense et il y avait déjà beaucoup de monde le vendredi matin.
J’ai tout d’abord effectué un premier tour, en me tournant vers des viticulteurs disponibles et surtout au feeling. Le début était assez particulier : il y avaient ceux qui discutaient en gardant leur bouteille dans un coin sans vous faire déguster (!), ceux qui présentaient une qualité moyenne et les viticulteurs qui faisaient du bon vin mais qui avaient peur de la vente sur internet.
Cette posture est d’ailleurs un sujet que l’on abordera souvent car cette irrationnalité continuera toujours à nous étonner. Il y a un bon contact entre le viticulteur et nous, nous proposons de référencer leurs vins sur Vignetage.com, un mode de distribution sans contrainte (pas de forfait pour apparaître dans la boutique, pas de transporteur imposé, un partenariat gagnant-gagnant) et certains sont tout de suite contre ! Je m’adresse aux viticulteurs sur leur réserve : en période de concurrence exacerbée et de difficultés futures, mettez de côté vos réticences. Vous ne perdrez pas votre âme avec internet, c’est simplement un nouvelle manière de vendre.
Côté bonnes surprises, j’ai retrouvé avec plaisir le Château Villerambert-Julien (Minervois, Languedoc-Roussillon). J’avais rencontré Mr et Mrs Julien dans un salon fin octobre à Paris et j’avais eu un coup de coeur pour leurs vins ; ils vont d’ailleurs prochainement apparaître sur Vignetage.com.
Le coup de coeur de ce salon ? Le Château d’Arlay, dans le Jura. Des vins d’une qualité exceptionnelle à des prix très intéressants, une pluie de médailles et de distinctions, bref, tout ce que Bruno et moi apprécions. Cerise sur le gâteau, les produits avaient une certaine originalité. Enfin, pour avoir dégusté leurs différents vins (rouge, blanc, jaune, de paille), il n’y avait aucune fausse note. Du bel ouvrage !
Autre satisfaction, le Château Macay en Côtes de Bourg. Un viticulteur sympa, partageant la même philosophie que nous et dont les vins présentaient un très bon rapport qualité-prix.
Difficile de parler de tous ceux que j’ai apprécié, il y en avait un certain nombre. Si la qualité dans le Languedoc-Roussillon s’est confirmée, si le Jura et l’Alsace ont exprimé leur potentiel, j’ai enfin trouvé des satisfactions dans le Bordelais. A suivre !
